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ELM Élément n° 114 sur 118

Flérovium (Fl)

Le flérovium porte le numéro atomique 114, mais il n’existe pas en quantité mesurable dans la nature. Quelques atomes seulement ont été produits : ils permettent d’étudier un élément très lourd, sans usage courant connu.

Par Claire Delmas · Mis à jour le

Fiche d’identité du flérovium

Numéro atomique (Z)
114
Symbole
Fl
Masse (isotope le plus stable)
290,192 u
Masse molaire
290,192 g/mol
Famille
Métaux pauvres
Période · groupe · bloc
7 · 14 · p
Configuration électronique
[Rn] 7s² 7p² 5f¹⁴ 6d¹⁰ (prévue)
État à 20 °C
solide (prévu)
Température de fusion
non mesuré
Température d’ébullition
non mesuré
Masse volumique
non mesuré
Électronégativité (Pauling)
non mesuré
Rayon atomique (van der Waals)
non mesuré
1re énergie d’ionisation
non mesuré
Affinité électronique
non mesuré
États d’oxydation
6, 4, 2, 1, 0
Découverte
1998, par Institut unifié de recherches nucléaires
Nom tiré de
laboratoire Flerov des réactions nucléaires
Numéro CAS
54085-16-4

Flérovium n’a pas d’isotope stable présent dans la nature : la masse indiquée est celle de son isotope le plus stable.

Flérovium : période 7, groupe 14, famille des métaux pauvres.
Fl
Électrons par couche : 2 · 8 · 18 · 32 · 32 · 18 · 4

Le flérovium (Fl) est un élément synthétique : aucun isotope n’est stable et aucun échantillon naturel n’est connu en quantité mesurable. Sa masse atomique indiquée, 290,192 u, correspond au nombre de masse de l’isotope le plus stable, et non à une masse atomique standard mesurée sur un mélange naturel. Le nombre atomique 114, lui, désigne le nombre de protons dans son noyau.

Comment les chercheurs produisent-ils le flérovium ?

Le premier flérovium a été obtenu en 1998 au laboratoire de Dubna, en Russie. Pour le fabriquer, les chercheurs ont bombardé une cible de plutonium avec des ions calcium : la fusion de noyaux a produit le nouvel élément. La Société chimique de France décrit cette méthode de synthèse et le contexte de sa découverte. Comme les noyaux formés se désintègrent rapidement, les expériences détectent les atomes un à un plutôt que de recueillir une substance.

Le nom rend hommage au laboratoire Flerov des réactions nucléaires, où l’élément a été découvert. Le flérovium appartient au groupe des métaux pauvres, dans la même colonne que le carbone, le silicium, le germanium, l’étain et le plomb. Cette position donne des repères pour comparer les éléments, mais ne suffit pas à prédire exactement la chimie du flérovium : ses propriétés sont difficiles à mesurer directement.

À quoi sert-il et que sait-on de ses propriétés ?

À ce jour, le flérovium n’a pas d’usage industriel ou domestique établi. Le Jefferson Lab indique que les quantités produites sont trop faibles pour des applications en dehors de la recherche fondamentale. Les expériences visent notamment à mieux caractériser les éléments superlourds et leur comportement.

Son état solide à température ambiante est une prévision, pas une observation sur un échantillon macroscopique. Sa configuration électronique et plusieurs états d’oxydation sont également calculés ou prédits. Le Laboratoire national de Los Alamos présente ces données comme des propriétés théoriques. Enfin, 290,192 u ne doit pas être interprété comme une masse molaire standard : en l’absence d’isotopes naturels stables, il s’agit d’une valeur associée à un isotope particulier.

Questions fréquentes

Quelle est la masse molaire du flérovium ?

Le flérovium n’a pas de masse atomique standard, faute d’isotope stable présent dans la nature. On retient la masse de son isotope le plus stable, 290,192 u, soit environ 290,192 g/mol.

Quel est le numéro atomique du flérovium ?

Le numéro atomique du flérovium est 114 : son noyau compte 114 protons, et l’atome neutre autant d’électrons. Son symbole chimique est Fl.

Quelle est la configuration électronique du flérovium ?

La configuration électronique prévue du flérovium est [Rn] 7s² 7p² 5f¹⁴ 6d¹⁰, soit 2, 8, 18, 32, 32, 18, 4 électrons répartis de la première à la dernière couche. Le flérovium appartient au bloc p du tableau périodique.

Le flérovium existe-t-il naturellement ?

Aucun isotope du flérovium n’est présent naturellement en quantité mesurable. Les atomes étudiés sont synthétisés dans des installations de recherche par des réactions nucléaires. Ils se désintègrent rapidement, ce qui empêche la formation d’un échantillon macroscopique à observer ou à manipuler comme un métal courant.

La masse atomique du flérovium est-elle sa masse molaire ?

La valeur de 290,192 u indiquée pour le flérovium correspond au nombre de masse de l’isotope le plus stable, pas à une masse atomique standard établie à partir d’isotopes naturels. On ne dispose donc pas d’une masse molaire standard au sens habituel d’un élément composé d’un mélange isotopique naturel.

Le flérovium est-il dangereux ?

Le flérovium est radioactif et synthétique, mais il n’existe pas en quantité accessible au public. Les informations disponibles concernent des atomes produits et détectés dans des conditions expérimentales. Elles ne permettent pas de décrire un risque d’exposition ordinaire comparable à celui de matériaux présents dans la vie quotidienne.

Sources des données

Valeurs relevées le 3 octobre 2026. Températures et masses volumiques à pression atmosphérique ; une valeur « non mesuré » n’est pas connue expérimentalement.