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ELM Élément n° 116 sur 118

Livermorium (Lv)

Le livermorium ne se trouve pas sous forme de minerai : les chercheurs en produisent quelques atomes à la fois, qui se désintègrent rapidement. Sa place parmi les éléments lourds renseigne surtout sur les limites de la chimie expérimentale.

Par Claire Delmas · Mis à jour le

Fiche d’identité du livermorium

Numéro atomique (Z)
116
Symbole
Lv
Masse (isotope le plus stable)
293,205 u
Masse molaire
293,205 g/mol
Famille
Métaux pauvres
Période · groupe · bloc
7 · 16 · p
Configuration électronique
[Rn] 7s² 7p⁴ 5f¹⁴ 6d¹⁰ (prévue)
État à 20 °C
solide (prévu)
Température de fusion
non mesuré
Température d’ébullition
non mesuré
Masse volumique
non mesuré
Électronégativité (Pauling)
non mesuré
Rayon atomique (van der Waals)
non mesuré
1re énergie d’ionisation
non mesuré
Affinité électronique
non mesuré
États d’oxydation
+4, +2, -2
Découverte
2000, par Institut unifié de recherches nucléaires
Nom tiré de
Laboratoire national de Lawrence Livermore
Numéro CAS
54100-71-9

Livermorium n’a pas d’isotope stable présent dans la nature : la masse indiquée est celle de son isotope le plus stable.

Livermorium : période 7, groupe 16, famille des métaux pauvres.
Lv
Électrons par couche : 2 · 8 · 18 · 32 · 32 · 18 · 6

Le livermorium est un élément synthétique, c’est-à-dire obtenu par une réaction nucléaire plutôt qu’extrait de la nature. Son numéro atomique est 116 : chacun de ses atomes possède donc 116 protons. La valeur 293,205 u associée à sa masse correspond au nombre de masse de l’isotope le plus stable connu, et non à une masse atomique standard mesurée sur un échantillon naturel.

Comment les chercheurs produisent-ils le livermorium ?

En 2000, une équipe de l’Institut unifié de recherches nucléaires, à Doubna, a observé la formation de l’élément 116. La méthode décrite par L’Élémentarium consiste à bombarder une cible de curium 248 avec des ions calcium 48. La fusion de noyaux produit un noyau de livermorium, puis des neutrons sont émis. La réaction est extrêmement rare : le produit se détecte par les transformations radioactives qui suivent, et non comme une quantité de matière que l’on pourrait recueillir.

Aucun isotope du livermorium n’est stable, et l’élément n’existe pas naturellement en quantité mesurable. Les expériences n’en fournissent que quelques atomes, qui se désintègrent rapidement. La fiche du Los Alamos National Laboratory indique que ses propriétés physiques et chimiques restent donc largement prédites plutôt que mesurées directement.

À quoi sert-il et que sait-on de sa chimie ?

Le livermorium n’a pas d’usage courant, industriel ou médical établi. Comme le précise Jefferson Lab dans sa fiche It’s Elemental, il sert uniquement à la recherche fondamentale. Les expériences visent notamment à produire et identifier des noyaux superlourds, puis à étudier leur désintégration et leur stabilité.

Dans le tableau périodique, le livermorium appartient au groupe 16, avec l’oxygène, le soufre et le polonium. Il est aussi classé parmi les métaux pauvres. Cette position aide les chimistes à prévoir certaines ressemblances, mais elle ne suffit pas à établir son comportement réel : la quantité disponible et la durée de vie de ses isotopes rendent les expériences chimiques directes très difficiles.

Son nom rend hommage au Lawrence Livermore National Laboratory, partenaire des recherches qui ont conduit à sa synthèse. En pratique, le livermorium est donc surtout un objet d’étude en physique nucléaire, pas une substance que l’on rencontre dans des produits ou des matériaux.

Questions fréquentes

Quelle est la masse molaire du livermorium ?

Le livermorium n’a pas de masse atomique standard, faute d’isotope stable présent dans la nature. On retient la masse de son isotope le plus stable, 293,205 u, soit environ 293,205 g/mol.

Quel est le numéro atomique du livermorium ?

Le numéro atomique du livermorium est 116 : son noyau compte 116 protons, et l’atome neutre autant d’électrons. Son symbole chimique est Lv.

Quelle est la configuration électronique du livermorium ?

La configuration électronique prévue du livermorium est [Rn] 7s² 7p⁴ 5f¹⁴ 6d¹⁰, soit 2, 8, 18, 32, 32, 18, 6 électrons répartis de la première à la dernière couche. Le livermorium appartient au bloc p du tableau périodique.

Le livermorium existe-t-il dans la nature ?

Aucun isotope du livermorium n’est présent naturellement en quantité mesurable. Les atomes étudiés sont produits en laboratoire par des réactions nucléaires, en fusionnant des noyaux dans des conditions expérimentales particulières.

Le livermorium est-il dangereux ?

Le livermorium est radioactif et ses isotopes se désintègrent rapidement. Il n’existe pas sous forme de substance accessible dans la vie quotidienne : les quelques atomes produits sont étudiés dans des installations spécialisées. Il ne faut pas le confondre avec un produit chimique que l’on pourrait manipuler couramment.

Existe-t-il des composés de livermorium utilisés en chimie ?

Aucun composé de livermorium n’a d’usage courant établi. Les quantités produites et la désintégration rapide des isotopes limitent fortement les expériences chimiques. Les états d’oxydation parfois indiqués pour cet élément sont des prévisions, pas la preuve de composés disponibles ou employés.

Sources des données

Valeurs relevées le 3 octobre 2026. Températures et masses volumiques à pression atmosphérique ; une valeur « non mesuré » n’est pas connue expérimentalement.