Le mendélévium, symbole Md, est un élément synthétique : il est produit en laboratoire plutôt qu’extrait d’un minerai. Comme seuls de très petits nombres d’atomes ont pu être fabriqués, son étude porte surtout sur ses propriétés nucléaires et chimiques, et non sur des applications courantes.
Comment les chercheurs obtiennent-ils le mendélévium ?
Le mendélévium est un actinide, famille qui comprend aussi l’uranium et le plutonium. Vous pouvez situer le Md parmi les éléments de la famille des actinides. Selon l’Institut UTINAM du CNRS, il est produit à l’aide d’accélérateurs de particules et n’a jamais été obtenu sous forme d’échantillon macroscopique. Il n’existe donc pas de réserve naturelle exploitable.
L’élément a été découvert en 1955 par Glenn Seaborg et ses collaborateurs. Son nom rend hommage au chimiste Dmitri Mendeleïev, associé à la classification périodique. Le CNRTL rapporte que l’équipe a produit 17 atomes lors des premières expériences, en bombardant de l’einsteinium-253 avec des particules appelées hélions. Cette quantité infime illustre la difficulté de travailler sur l’élément.
Que peut-on étudier avec quelques atomes ?
Le mendélévium sert essentiellement à la recherche fondamentale. Le Jefferson Lab indique qu’il n’a pas d’usage en dehors de ce domaine, faute de quantités suffisantes. Il n’existe donc pas d’application industrielle ou domestique établie.
Des expériences permettent néanmoins d’étudier sa chimie. Le Los Alamos National Laboratory rapporte que le mendélévium-256 a servi à examiner ses propriétés en solution aqueuse, c’est-à-dire lorsqu’il est dissous dans l’eau. Ces travaux renseignent sur le comportement d’un élément très lourd à partir de quantités minuscules.
Que révèle sa place parmi les actinides ?
Le Md appartient au bloc f et sa configuration électronique est [Rn]7s²5f¹³. Cette position aide les chimistes à formuler des hypothèses sur ses propriétés, mais ne remplace pas les mesures expérimentales. D’après la fiche du Los Alamos National Laboratory, ses états d’oxydation observés comprennent +3 et +2. L’étude de ces états contribue à comparer le mendélévium aux autres actinides.
Le nombre 101 correspond à son numéro atomique, soit le nombre de protons de son noyau. L’isotope le plus stable indiqué dans la fiche d’identité est le mendélévium-258 : la valeur 258,09843 u affichée pour la masse est associée à cet isotope, et non à une masse atomique standard d’un élément naturellement présent.