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ELM Élément n° 110 sur 118

Darmstadtium (Ds)

Le darmstadtium est un métal superlourd dont les atomes sont fabriqués un à un dans des accélérateurs. Sa rareté et sa désintégration rapide en font un objet de recherche, pas un matériau d’usage courant.

Par Claire Delmas · Mis à jour le

Fiche d’identité du darmstadtium

Numéro atomique (Z)
110
Symbole
Ds
Masse (isotope le plus stable)
282,166 u
Masse molaire
282,166 g/mol
Famille
Métaux de transition
Période · groupe · bloc
7 · 10 · d
Configuration électronique
[Rn] 7s² 5f¹⁴ 6d⁸ (prévue)
État à 20 °C
solide (prévu)
Température de fusion
non mesuré
Température d’ébullition
non mesuré
Masse volumique
non mesuré
Électronégativité (Pauling)
non mesuré
Rayon atomique (van der Waals)
non mesuré
1re énergie d’ionisation
non mesuré
Affinité électronique
non mesuré
États d’oxydation
8, 6, 4, 2, 0
Découverte
1994, par centre de recherche sur les ions lourds
Nom tiré de
Darmstadt
Numéro CAS
54083-77-1

Darmstadtium n’a pas d’isotope stable présent dans la nature : la masse indiquée est celle de son isotope le plus stable.

Darmstadtium : période 7, groupe 10, famille des métaux de transition.
Ds
Électrons par couche : 2 · 8 · 18 · 32 · 32 · 16 · 2

Le darmstadtium (Ds), élément de numéro atomique 110, appartient aux métaux de transition et se place dans le groupe 10, sous le nickel, le palladium et le platine. Sa masse atomique indiquée, 282,166 u, correspond au nombre de masse d’un isotope, et non à une masse atomique standard. Comme les autres métaux de transition, il est classé dans le bloc d ; toutefois, ses propriétés chimiques sont surtout prévues par des calculs, car trop peu d’atomes ont été produits pour étudier un échantillon ordinaire.

Où trouve-t-on le darmstadtium ?

Aucun darmstadtium n’est présent naturellement en quantité mesurable. Il est synthétisé dans des installations de recherche : en 1994, une équipe du GSI, à Darmstadt, a obtenu l’élément en faisant fusionner des noyaux de nickel et de plomb. La réaction et l’identification des produits sont décrites par le centre de recherche GSI, en Allemagne, où la découverte a eu lieu.

La production est extrêmement difficile : il faut accélérer des ions et les faire entrer en collision avec une cible, puis repérer les désintégrations qui signalent la création d’un atome. Selon le programme pédagogique Jefferson Lab, les quantités obtenues sont si faibles que le darmstadtium n’a pas d’usage en dehors de la recherche fondamentale.

À quoi sert-il et que sait-on de ses propriétés ?

Le darmstadtium sert à étudier la synthèse et la désintégration des éléments superlourds, ainsi qu’à tester les modèles qui prédisent leur comportement. Il n’existe pas de composé courant ni d’application industrielle ou domestique établie. Sa durée de vie très courte et le nombre infime d’atomes disponibles empêchent d’en faire un matériau manipulable comme un métal ordinaire.

Le solide à température ambiante et plusieurs états d’oxydation figurant dans les données sont des prédictions, non des propriétés mesurées sur un échantillon. Le Laboratoire national de Los Alamos indique lui aussi une configuration électronique calculée. La position du Ds dans le groupe 10 aide donc à formuler des hypothèses, mais ne suffit pas à confirmer expérimentalement une chimie semblable à celle du platine.

Pourquoi porte-t-il le nom de Darmstadt ?

L’élément a été nommé d’après la ville allemande où il a été découvert. L’Union internationale de chimie pure et appliquée a approuvé le nom « darmstadtium » et le symbole Ds en 2003, après confirmation de la découverte de l’élément 110. Le nom rappelle ainsi le lieu de l’expérience plutôt qu’une propriété chimique particulière.

Questions fréquentes

Quelle est la masse molaire du darmstadtium ?

Le darmstadtium n’a pas de masse atomique standard, faute d’isotope stable présent dans la nature. On retient la masse de son isotope le plus stable, 282,166 u, soit environ 282,166 g/mol.

Quel est le numéro atomique du darmstadtium ?

Le numéro atomique du darmstadtium est 110 : son noyau compte 110 protons, et l’atome neutre autant d’électrons. Son symbole chimique est Ds.

Quelle est la configuration électronique du darmstadtium ?

La configuration électronique prévue du darmstadtium est [Rn] 7s² 5f¹⁴ 6d⁸, soit 2, 8, 18, 32, 32, 16, 2 électrons répartis de la première à la dernière couche. Le darmstadtium appartient au bloc d du tableau périodique.

Le darmstadtium est-il dangereux ?

Aucun risque lié à une exposition courante n’est établi, car le darmstadtium n’existe pas en quantité mesurable dans la nature et n’est pas présent dans les produits usuels. Les atomes produits en laboratoire sont radioactifs et étudiés dans des installations spécialisées. Il ne faut pas confondre cette réalité expérimentale avec un risque d’exposition du public.

Le darmstadtium est-il un métal solide comme le platine ?

Il est classé parmi les métaux de transition, et son état solide à température ambiante est prévu. Mais aucun échantillon macroscopique n’a été obtenu pour vérifier cet état ou mesurer des propriétés telles que la conductivité, la dureté ou le point de fusion. Une parenté dans le tableau périodique ne constitue pas une confirmation expérimentale.

Le darmstadtium a-t-il un rôle biologique ?

Aucun rôle biologique établi n’est connu. Le darmstadtium n’étant pas présent naturellement en quantité mesurable et ses atomes étant produits en nombre infime, il ne fait pas partie des éléments rencontrés par les organismes dans des conditions ordinaires. Les recherches portent sur sa production et ses propriétés nucléaires, pas sur une fonction biologique.

Sources des données

Valeurs relevées le 3 octobre 2026. Températures et masses volumiques à pression atmosphérique ; une valeur « non mesuré » n’est pas connue expérimentalement.