Le platine est un métal blanc gris, dense et malléable. Dans le tableau périodique, il porte le symbole Pt et le numéro atomique 78. Sa masse molaire est d’environ 195,084 g/mol : elle correspond à la masse atomique indiquée dans la fiche d’identité, exprimée par mole. Sa position parmi les métaux de transition le situe dans le bloc d, en période 6 et dans le groupe 10.
Pourquoi le platine résiste-t-il si bien ?
Le platine résiste à la corrosion et conserve ses propriétés à haute température. Son point de fusion élevé, indiqué dans la fiche d’identité, permet de l’employer dans des conditions où de nombreux matériaux ne conviendraient pas. Cette inertie chimique — sa faible tendance à réagir avec son environnement — est précieuse pour fabriquer des creusets et des appareils de laboratoire. La Société Chimique de France souligne aussi son intérêt pour les électrochimistes, notamment comme matériau d’électrode.
Le platine est toutefois surtout connu pour son rôle de catalyseur. Un catalyseur accélère une réaction chimique sans être consommé de la même manière que les réactifs. Le métal peut ainsi favoriser des transformations sur sa surface, où les molécules réagissent. Ses propriétés varient selon sa forme, son état de division et les conditions de réaction : un morceau massif et une poudre finement dispersée n’offrent pas la même surface disponible.
Où trouve-t-on le platine et comment l’obtient-on ?
Le platine est très rare dans la croûte terrestre : la valeur donnée dans la fiche d’identité est de 0,005 mg par kilogramme. Il se rencontre dans des minerais, souvent associé à d’autres métaux du groupe du platine et à des minerais de nickel ou de cuivre. Son obtention exige donc des opérations minières, puis des traitements métallurgiques qui séparent et purifient les différents métaux. Le dossier de L’Élémentarium sur le platine décrit ces associations et les usages industriels du métal.
La rareté du platine rend aussi importante la récupération du métal présent dans des équipements usagés, notamment certains pots catalytiques. Le recyclage peut compléter l’approvisionnement minier, mais ne signifie pas que tout le platine d’un objet est récupéré : la quantité et le rendement dépendent du matériau et du procédé.
Quels usages reposent sur son action catalytique ?
Dans les véhicules, le platine entre dans la composition de certains pots catalytiques. Ces dispositifs contribuent à transformer des substances polluantes des gaz d’échappement en produits moins nocifs. Le platine sert également de catalyseur dans des procédés de l’industrie chimique, notamment pour la fabrication de l’acide sulfurique, et dans certaines piles à combustible. Dans ces dernières, il aide les réactions électrochimiques qui produisent de l’électricité à partir de dihydrogène et de dioxygène. Le Laboratoire national de Los Alamos recense ces emplois ainsi que l’usage du platine dans les fours à haute température et les contacts électriques.
Tous ses usages ne reposent pas sur la catalyse. Sa stabilité et sa résistance à la corrosion en font un matériau recherché pour la bijouterie, les électrodes et certains instruments. Le platine peut aussi être allié à d’autres métaux pour modifier ses propriétés mécaniques ou électriques.
Les composés de platine sont-ils identiques au métal ?
Non. Le platine métallique, noté Pt, doit être distingué de ses ions et de ses composés, dont les propriétés peuvent être très différentes. Dans plusieurs composés, il se trouve notamment aux états d’oxydation +2 ou +4. Cette distinction compte en chimie comme pour la sécurité : on ne peut pas déduire les risques d’un sel ou d’un complexe de ceux du métal massif simplement parce qu’ils contiennent tous du platine.