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ELM Élément n° 106 sur 118

Seaborgium (Sg)

Absent de la nature en quantité mesurable, le seaborgium n’existe que sous forme de quelques atomes fabriqués en laboratoire. Sa courte durée de vie permet néanmoins d’étudier la chimie d’un métal très lourd apparenté au tungstène.

Par Claire Delmas · Mis à jour le

Fiche d’identité du seaborgium

Numéro atomique (Z)
106
Symbole
Sg
Masse (isotope le plus stable)
269,128 u
Masse molaire
269,128 g/mol
Famille
Métaux de transition
Période · groupe · bloc
7 · 6 · d
Configuration électronique
[Rn] 7s² 5f¹⁴ 6d⁴
État à 20 °C
solide
Température de fusion
non mesuré
Température d’ébullition
non mesuré
Masse volumique
non mesuré
Électronégativité (Pauling)
non mesuré
Rayon atomique (van der Waals)
non mesuré
1re énergie d’ionisation
non mesuré
Affinité électronique
non mesuré
États d’oxydation
6, 5, 4, 3, 0
Découverte
1974, par Iouri Oganessian
Nom tiré de
Glenn Seaborg
Numéro CAS
54038-81-2

Seaborgium n’a pas d’isotope stable présent dans la nature : la masse indiquée est celle de son isotope le plus stable.

Seaborgium : période 7, groupe 6, famille des métaux de transition.
Sg
Électrons par couche : 2 · 8 · 18 · 32 · 32 · 12 · 2

Le seaborgium ne se trouve pas dans les minerais ni dans les objets courants : les noyaux produits se désintègrent rapidement. Pour en fabriquer, des équipes font entrer en collision des noyaux d’éléments lourds avec des ions accélérés, puis repèrent les rares atomes formés grâce à leurs désintégrations. Cette production minuscule explique pourquoi son étude exige des installations spécialisées.

Pourquoi le seaborgium n’existe-t-il pas dans la nature ?

Le seaborgium est un élément synthétique : aucun isotope n’est présent naturellement en quantité mesurable. Un isotope est une variante d’un élément dont le noyau contient un nombre différent de neutrons. Les isotopes connus du seaborgium sont radioactifs et instables ; ils se transforment rapidement en noyaux d’autres éléments. Il est donc impossible d’en extraire une quantité dans la nature ou d’en conserver un échantillon ordinaire.

En laboratoire, le seaborgium est produit par fusion nucléaire, lorsque des noyaux entrent en collision et s’assemblent. Les expériences mentionnées par l’Élémentarium de la Société chimique de France décrivent notamment une cible de plomb bombardée par des ions de chrome. Le procédé ne donne que de rares atomes, identifiés par les particules émises lors de leur désintégration.

Que révèle sa place parmi les métaux de transition ?

Le seaborgium occupe le groupe 6, sous le chrome, le molybdène et le tungstène. Il appartient donc aux métaux de transition. Cette position suggère des ressemblances chimiques avec le tungstène, mais les observations doivent être faites atome par atome, sur des durées très courtes.

Des expériences de chimie ont étudié des composés du seaborgium, notamment sa réaction avec des molécules contenant de l’oxygène ou du chlore. Les résultats sont compatibles avec le comportement attendu d’un élément du groupe 6, comme le rapporte la Royal Society of Chemistry. Cela ne signifie pas qu’on puisse fabriquer ou manipuler des composés de seaborgium en quantité visible.

À quoi sert-il et d’où vient son nom ?

Le seaborgium n’a pas d’usage industriel, commercial ou domestique établi. Comme le précise la fiche du Jefferson Lab, sa production en très faible quantité le réserve à la recherche fondamentale. Ces expériences servent à étudier les noyaux superlourds et à tester les modèles de chimie des éléments extrêmes.

Son nom rend hommage au chimiste américain Glenn Seaborg, connu pour ses travaux sur les éléments transuraniens. Le symbole Sg désigne l’élément dont le numéro atomique est 106 : chaque atome possède donc 106 protons dans son noyau.

Questions fréquentes

Quelle est la masse molaire du seaborgium ?

Le seaborgium n’a pas de masse atomique standard, faute d’isotope stable présent dans la nature. On retient la masse de son isotope le plus stable, 269,128 u, soit environ 269,128 g/mol.

Quel est le numéro atomique du seaborgium ?

Le numéro atomique du seaborgium est 106 : son noyau compte 106 protons, et l’atome neutre autant d’électrons. Son symbole chimique est Sg.

Quelle est la configuration électronique du seaborgium ?

La configuration électronique du seaborgium est [Rn] 7s² 5f¹⁴ 6d⁴, soit 2, 8, 18, 32, 32, 12, 2 électrons répartis de la première à la dernière couche. Le seaborgium appartient au bloc d du tableau périodique.

Le seaborgium est-il dangereux ?

Le seaborgium est radioactif et ses isotopes sont instables, mais il n’existe pas sous forme de produit courant auquel le public pourrait être exposé. Les atomes sont fabriqués en laboratoire dans des installations spécialisées et se désintègrent rapidement. Les risques éventuels relèvent donc de la radioprotection en contexte de recherche, et non d’un danger lié à la présence de seaborgium dans l’environnement.

Le seaborgium a-t-il des propriétés proches du tungstène ?

Le seaborgium se situe dans le même groupe du tableau périodique que le tungstène, ce qui permet d’anticiper certaines ressemblances chimiques. Des expériences sur quelques atomes ont étudié cette analogie. Toutefois, sa courte durée de vie et la difficulté à le produire limitent les mesures : il ne faut pas assimiler sans réserve ses propriétés à celles du tungstène.

Sources des données

Valeurs relevées le 3 octobre 2026. Températures et masses volumiques à pression atmosphérique ; une valeur « non mesuré » n’est pas connue expérimentalement.