Le dubnium (Db) est l’élément de numéro atomique 105 : chacun de ses atomes possède 105 protons. Sa masse de 268,126 u indiquée dans la fiche d’identité correspond au nombre de masse d’un isotope, et non à une masse atomique standard établie à partir d’un élément naturel. Aucun isotope du dubnium n’est stable. Les chercheurs ne peuvent donc pas en conserver un échantillon ordinaire pour l’observer comme un métal courant.
Où trouve-t-on le dubnium et comment est-il produit ?
Aucun dubnium n’est présent naturellement en quantité mesurable. Il est obtenu artificiellement dans des installations de recherche, en provoquant des réactions nucléaires entre des noyaux atomiques. Ces expériences ne produisent que de très petites quantités, souvent suivies atome par atome, avant que les noyaux ne se désintègrent. La fiche du Jefferson Lab souligne que cette rareté et la courte durée de vie des isotopes limitent ses usages à la recherche fondamentale.
À quoi sert-il, et que nous apprend sa place dans le tableau ?
Le dubnium n’a pas d’usage courant ni d’application industrielle établie. Son intérêt est scientifique : les expériences permettent d’étudier les propriétés nucléaires et chimiques d’un élément situé très loin au-delà de ceux que l’on rencontre dans les matériaux usuels. Sa position dans le groupe des métaux de transition le rapproche notamment du vanadium, du niobium et du tantale. Les expériences chimiques sur des isotopes de dubnium ont notamment servi à comparer son comportement à celui d’éléments de cette famille, comme le rapporte une synthèse de l’UICPA.
Le tableau de l’Élémentarium, ressource de la Société chimique de France et de France Chimie, le situe en période 7, dans le groupe 5 et le bloc d. Ces repères permettent de formuler des comparaisons avec ses voisins, mais ils ne signifient pas que le dubnium puisse être manipulé sous forme de métal en laboratoire ordinaire.
Pourquoi porte-t-il ce nom ?
Son nom vient de Doubna, ville russe où se trouve l’Institut unifié de recherches nucléaires. L’UICPA a retenu « dubnium » pour honorer les contributions de cet institut à la synthèse des éléments très lourds. L’histoire de sa découverte implique également les équipes de Berkeley, comme le rappelle la fiche PubChem.