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ELM Élément n° 109 sur 118

Meitnérium (Mt)

Le meitnérium est un élément superlourd artificiel, connu seulement grâce à la production et à l’étude de très peu d’atomes. Sa place parmi les métaux de transition renseigne sur sa classification, mais sa rareté empêche les usages courants.

Par Claire Delmas · Mis à jour le

Fiche d’identité du meitnérium

Numéro atomique (Z)
109
Symbole
Mt
Masse (isotope le plus stable)
277,154 u
Masse molaire
277,154 g/mol
Famille
Métaux de transition
Période · groupe · bloc
7 · 9 · d
Configuration électronique
[Rn] 7s² 5f¹⁴ 6d⁷ (calculated)
État à 20 °C
solide
Température de fusion
non mesuré
Température d’ébullition
non mesuré
Masse volumique
non mesuré
Électronégativité (Pauling)
non mesuré
Rayon atomique (van der Waals)
non mesuré
1re énergie d’ionisation
non mesuré
Affinité électronique
non mesuré
États d’oxydation
9, 8, 6, 4, 3, 1
Découverte
1982, par centre de recherche sur les ions lourds
Nom tiré de
Lise Meitner
Numéro CAS
54038-01-6

Meitnérium n’a pas d’isotope stable présent dans la nature : la masse indiquée est celle de son isotope le plus stable.

Meitnérium : période 7, groupe 9, famille des métaux de transition.
Mt
Électrons par couche : 2 · 8 · 18 · 32 · 32 · 15 · 2

Le meitnérium ne se trouve pas dans les roches ni dans l’air en quantité mesurable : il est fabriqué en laboratoire, et ses atomes se désintègrent rapidement. Son intérêt est donc surtout scientifique. Les informations sur ses propriétés chimiques restent limitées, car il est impossible d’en réunir un échantillon ordinaire pour l’étudier comme un métal courant.

Comment les scientifiques produisent-ils le meitnérium ?

Le premier atome de meitnérium a été identifié en 1982 au Centre de recherche sur les ions lourds, à Darmstadt, en Allemagne. Pour le produire, l’équipe a bombardé une cible de bismuth 209 avec des noyaux de fer 58 accélérés. La fusion de leurs noyaux a créé un noyau très lourd, identifié notamment en observant ses désintégrations successives, rapporte le Laboratoire national de Los Alamos.

Le meitnérium est un élément synthétique : il est créé artificiellement plutôt qu’extrait d’une matière naturelle. Aucun de ses isotopes n’est stable, et aucun n’est présent naturellement en quantité mesurable. Le nom de l’élément rend hommage à la physicienne Lise Meitner.

Que révèle sa place parmi les métaux de transition ?

Le meitnérium porte le symbole Mt et le numéro atomique 109, c’est-à-dire qu’un de ses atomes possède 109 protons dans son noyau. Il occupe le groupe 9, la période 7 et le bloc d. Il appartient ainsi à la famille des métaux de transition, qui comprend aussi des éléments bien plus familiers, comme le fer et le chrome.

Sa configuration électronique est calculée, et les états d’oxydation recensés sont des prédictions plutôt que le résultat d’études sur une quantité visible de matière. La fiche de PubChem indique une masse de 277,154 u. Cette valeur correspond au nombre de masse de l’isotope le plus stable indiqué dans la fiche d’identité, et non à une masse atomique standard mesurée sur un échantillon naturel.

À quoi sert-il aujourd’hui ?

Le meitnérium n’a pas d’usage courant ni d’application industrielle établie. Les quantités produites sont trop faibles et les atomes trop fugaces pour fabriquer des objets ou des composés en quantité exploitable. Son rôle est celui d’un objet de recherche fondamentale : sa production et l’analyse de ses désintégrations contribuent à l’étude des noyaux superlourds et des limites de la stabilité nucléaire.

Questions fréquentes

Quelle est la masse molaire du meitnérium ?

Le meitnérium n’a pas de masse atomique standard, faute d’isotope stable présent dans la nature. On retient la masse de son isotope le plus stable, 277,154 u, soit environ 277,154 g/mol.

Quel est le numéro atomique du meitnérium ?

Le numéro atomique du meitnérium est 109 : son noyau compte 109 protons, et l’atome neutre autant d’électrons. Son symbole chimique est Mt.

Quelle est la configuration électronique du meitnérium ?

La configuration électronique du meitnérium est [Rn] 7s² 5f¹⁴ 6d⁷ (calculated), soit 2, 8, 18, 32, 32, 15, 2 électrons répartis de la première à la dernière couche. Le meitnérium appartient au bloc d du tableau périodique.

Le meitnérium est-il dangereux dans la vie quotidienne ?

Il n’existe pas d’exposition quotidienne au meitnérium : il n’est pas présent dans l’environnement en quantité mesurable et n’est pas utilisé dans des produits courants. Les quelques atomes produits en laboratoire sont étudiés dans des installations spécialisées. Il ne faut donc pas le confondre avec un métal que l’on pourrait rencontrer ou manipuler hors d’un contexte de recherche nucléaire.

Peut-on observer un morceau de meitnérium ?

Non, aucun morceau de meitnérium n’a été constitué. Les expériences produisent des atomes isolés ou en très petit nombre, qui se désintègrent rapidement. Les propriétés macroscopiques souvent associées aux métaux, comme l’apparence d’un échantillon ou sa conductivité mesurée directement, ne peuvent donc pas être établies par l’observation d’un bloc de matière.

Sources des données

Valeurs relevées le 3 octobre 2026. Températures et masses volumiques à pression atmosphérique ; une valeur « non mesuré » n’est pas connue expérimentalement.